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Biographie

Biographie

Yves Ruhlmann est né en France le 9 janvier 1983. Jouissant d’une double nationalité Suisse et Française et de deux identités culturelles Alsacienne et Helvétique, le compositeur projette sa musique d’emblée dans une vision hors des frontières. Et s’il devait choisir une terre, ce serait indéniablement celle italienne. C’est d’ailleurs dans le sillon du non moins célèbre compositeur romain Ennio Morricone, que le compositeur arpentera ces premiers pas, premières visions extérieures d’une quête d’un idéal intérieur. Yves Ruhlmann, retiendra l’extraordinaire puissance communicative et créatrice du grand maître romain, et de la subtile union d’un art savant et d’un chant qui tire son essence dans les racines de l’humanité.

D’esprit autodidacte, le compositeur n’en passera pas moins dans quelques unes des institutions prestigieuses de France et d’Italie, parmi lesquelles figurent l’Université Lumière, le Conservatoire National Supérieur de Lyon, le Conservatoire Licinio Refice, ou encore l’Académie de Sienne, sans oublier bien sûr la Villa Médicis où il sera accueillit en 2014 et travaillera à la composition de l’Ave Maria.

C’est dans la réunion de plusieurs dimensions artistiques que le compositeur tire sa complétude. Le tronc commun de sa personnalité musicale s’est forgé dans d’ambitieux travaux de recherche qu’il entreprit lors de son premier séjour en Italie. Ce colossal travail de combinatoire mathématique réunissant la symbolique, les sons, les formes et couleurs, est au cœur de ses préoccupations artistiques. Allant de découvertes en découvertes depuis ces dix dernières années de recherche, ses travaux ne cessent de nourrir son inspiration en tant que compositeur.

Points Clefs

  • 2017 : Formation sur la mémoire de l’eau à l’Office de Masaru Emoto à Tokyo
  • 2016 : Composition du péplum de Claude Aubert « Curiosa Pandora » en Suisse
  • 2014 à 2016 : Professeur de Piano et de Composition de l’École Arts d’Essence de Pascale Egli en Suisse
  • 2015 : Création de la Symphonie pour orchestre à vent, « Symphonie Concertante pour un peintre et orchestre » par le regroupement des écoles du Sundgau en Alsace à Altkirch
  • 2014 – 2016 : Orchestre des Nations Unies de Genève en tant que violon altiste.
  • 2014 : Résidence à La Villa Médicis pour l’Ave Maria à Rome
  • 2013 : Composition du péplum de Claude Aubert « De Raptu Proserpinae » en Suisse
  • 2013 : Création du Concertino Amoroso dédié à Didier Lockwood à Genève en Suisse.
  • 2012 : Réussite au Concours d’entrée du CNSMD de Lyon en classe de Musique à l’image à Lyon en France
  • 2012 : Master Class de Pierre Adenot au Festival International du Film d’Aubagne en France
  • 2008 : Début des travaux de recherches mathématique et symbolique
  • 2008 : Composition à la Haute École du Conservatoire Licinio Refice en Italie dans la Classe de Luca Salvadori
  • 2008 : Académie Chigiana de perfectionnement de Sienne en Italie dans la classe de composition de musique de film de Luis Bacalov
  • 2008 : Prix d’Harmonie du Conservatoire de Lyon dans la Classe de Denis Magnon
  • 2007 : Licence de Musicologie de L’Université Lumière Lyon 2
  • 2007 : Création du « Chemin de Saint-Jean » pour violoncelle et orchestre sous la direction d’Yves Ruhlmann
  • 2006 : Création du « Chant d’Espoir » pour ensemble vocal sous la direction de Laurent Grégoire
  • 2005 : Création de « Vie, Beauté, Liberté », pour orchestre, choeur et solistes sous la direction de Gérard Streletski
  • 2004 : Création de « Un Ange » pour clarinette et orchestre sous la direction de Gérard Streletski

Musiques

À l’écoute

Musiques à l’image

Musique instrumental et vocale

  • Amour et Poésiepour Baryton et effectif de chambre
  • Ascensionpour chanteuse et effectif de chambre
  • Ave Maria, pour violon, piano et orchestre à corde
  • Elegy for a Lost Dream, pour piano
  • Chant d’Espoirpour ensemble vocal de femmes
  • Concertino Amoroso, pour deux violons et orchestre
  • Duo, pour deux violoncelles
  • Le Chemin de Saint-Jeanpour violoncelle solo, orchestre et choeurs
  • Lueur d’Automne, pour piano
  • My Lovely Laura, pour orchestre et choeurs
  • Prélude, pour piano
  • Romanza Cellestica, pour piano et violoncelle
  • Romanza Italianapour ensemble de chambre
  • Symphonie concertante pour un peintre et orchestre, pour orchestre à vents
  • Tra il Cello e la Terra, pour piano et violoncelle
  • Un Ange, pour Clarinette, orchestre et ensemble vocal de femmes
  • Vie, Beauté, Libertépour récitant, solistes, orgue, choeur et orchestre

Mon histoire

Les premières années d’étude

Je suis né en 1983, aux confins avec la Suisse dont je partage la nationalité avec la nationalité française. Bien que le piano et la musique soient venus tôt dans ma vie, mon engagement envers la musique c’est fait à maturité, âgé de mes 18 ans.

Ce fut un changement de cap majeur lorsque, engagé pour des études scientifiques poussées, je décidai de tout interrompre pour m’inscrire à l’Université de Lettres dans le département de musicologie de l’Université Lumière Lyon 2.

En l’espace d’un an je suivis des cours de formation musicale intensifs pour adulte dont je passai les niveaux les uns après les autres au sein de la même année, à l’ENM de Villeurbanne. À la fin de l’année je validai tous les examens et à la rentrée je passai en 3ème cycle de formation musicale au conservatoire de Lyon, soit l’équivalent de 7 à 8 années d’études traditionnelles. De sorte que passée cette première année, personne ne fut en mesure de s’apercevoir que j’avais commencé la musique à 18 ans.

Je pris dans le même temps mes premiers cours de piano avec Florent Mathevet, dont je poursuivis ensuite l’apprentissage de manière autonome et autodidacte comme la plupart des études que j’entrepris par ailleurs.  

Concert donné en 2016 à la Chartreuse de la Lance, Yves Ruhlmann au Piano

Les premiers pas dans la composition

Bien que le cadre des études fût quelque peu sécurisant, je m’y sentis la plupart du temps limité et conditionné, alors que je trouvai une source d’inspiration et de progrès bien plus grande dans mes propres investigations.

J’ai toujours cru dans le Beau, et c’est pour cela que j’ai commencé la musique avec,  dès le départ, l’idée de la composition. J’avais alors un maître à penser pour cela, Ennio Morricone, dont je suivis la carrière de compositeur avec passion. Mais je fus très rapidement freiné quand je me rendis compte qu’autant le milieu institutionnel que celui étudiant avaient un mépris pour sa musique. Et dans cette sensibilité toute neuve qu’était la mienne, je me refermai à l’idée de composer, tant ce mépris qui ne m’était pas destiné me faisait déjà souffrir.

La vie eut raison de ma volonté d’interrompre mon projet de devenir compositeur, car alors âgé de 20 ans, je tombai amoureux d’une musicienne du conservatoire pour laquelle j’écrivis ma première œuvre « Un Ange ». Même si je n’eus que pour seule réponse de sa part qu’elle était « bien écrite », je séduisis néanmoins le directeur du département de musicologie et chef d’orchestre Gérard Streletski qui non seulement entreprit de créer l’œuvre mais qui de surcroît m’encourageât vivement à poursuivre dans cette voie de la composition. J’étais devenu « M. Ruhlmann, le compositeur » lorsque celui-ci mentionnait mon nom dans les amphithéâtres de l’université, devant les autres étudiants.

Création de « Un Ange », sous la direction de Gérard Streletski. Yves Ruhlmann invité à saluer le publique

C’est ce même professeur qui remarqua d’ailleurs, que j’étais le seul étudiant à ne pas prendre de notes… Bien que décédé à présent, il me défendit corps et âme, persuadé qu’un jour et dans ces mêmes locaux de l’université, nous parlerions du compositeur Yves Ruhlmann. Gérard Streletski entreprit sous sa baguette de créer un certain nombre de mes œuvres avec l’orchestre de l’Université et avec la main forte de Laurent Grégoire pour la direction et la préparation des chœurs. Cet autre maître qui durant toutes mes études m’a fortement inspiré par sa passion et son excellence et ce encore aujourd’hui.

La liberté et l’Italie

Dans cet esprit libéral qui a toujours été le mien, j’eus de plus en plus de difficulté à me conformer à une quelconque pensée institutionnelle et bien que je cherchai alors encore cette reconnaissance, je m’en écartai peu à peu de plus en plus.

Mes études auront cependant été sanctionnées par une licence de musicologie et un prix d’harmonie du conservatoire de Lyon. J’ai ensuite et sans le moindre regret, renoncé à un master de composition en musique et images, alors à quelques pas d’en finir et je décidai de poursuivre mes études en Italie, là où mon cœur m’avait toujours appelé.

En Italie je trouvai une reconnaissance évidente en mes qualités de compositeur.

Je fus notamment accueillit dans la très prestigieuse Académie de Sienne, la « Juilliard School Italienne », dans la classe de composition de musique de films de Luis Bacalov, primé aux Oscars. Ce fut un moment merveilleux où je pus y exprimer toute ma créativité. Le Maestro Bacalov lui-même me décerna une bourse de mérite et m’invita à la composition d’une pièce supplémentaire intitulée aujourd’hui la « Romanza Italianna », qu’il interpréta lui même au piano et dont la musique devait servir dans la scène « Breakfast at Tiffany’s » dont j’étais chargé de recomposer la musique.

Luis Bacalov et Yves Ruhlmann après le concert final de l’Académie de Sienne

Je fus ensuite intégré à la haute école du Conservatoire Licinio Refice au Sud de Rome, dans la classe de composition de Luca Salvadori, mon premier et dernier maître de composition en tant que tel. Dans ce conservatoire je construisis une amitié forte avec Gildà Buttà, pianiste émérite d’Ennio Morricone, à laquelle je dédiai la musique « Tra il Cello et la Terra ». J’entrepris à cette époque une œuvre majeure à mes yeux, mon « Ave Maria », que je suis entrain de terminer dix ans plus tard, en 2018.

Je savais qu’il me manquait quelque chose d’important pour terminer cette pièce, une connaissance, une technique qui me permettrai de lui rendre tout l’éclat espéré… Dix ans plus tard, lors du voyage de deux mois avec mon épouse sur l’Île de Paros en Grèce, je compris que cette connaissance fondamentale qui me manquait pour terminer cette œuvre était la simplicité. Voici d’ailleurs ce que Einstein lui-même dit jadis à ce sujet :

« N’importe quel type intelligent peut faire les choses plus compliquées. Mais il faut du génie pour faire plus simple »

Un point final aux désillusions

À la fin de l’année 2009, je décidai aussi de renoncer à l’accomplissement de mes études en Italie, je sentis que j’avais fait le tour de ce que j’étais venu y chercher.

En 2012, dans une ultime tentative de me conformer aux institutions, je pressentis que le carnet d’adresses que pourrait m’offrir ensuite le CNSM de Lyon en classe de composition de musique à l’image me serait favorable, bien que je fus parmi les deux finalistes du concours à être sélectionné cette année là. Je renonçais définitivement à ce genre de mascarade et décidai de quitter la classe quatre mois plus tard. Deux mots tournaient en boucle dans ma tête : possessif et conformiste, deux mots qui sonnaient faux dans un esprit libéral. On me jura que ce fût la plus grande erreur de ma vie et que j’étais « foutu »…

L’entrée dans la vie artistique

En 2012 toujours, je fus sélectionné avec dix autres compositeurs au Festival International du film d’Aubagne sous l’égide du compositeur et ami, Pierre Adenot.

Les années suivantes, j’entrepris la composition de deux longs métrages « De Raptu Proserpinae » et « Curiosa Pandora » réalisés en Suisse par Claude Aubert, amateur éclairé et fin expert de mythologie et de civilisation antique, qu’il enseigna toute sa vie avant de se consacrer au cinéma, arrivé à l’âge de la retraite.

Mastering de la musique du film Curiosa Pandora à Lausanne

Dans cet intervalle, je reçus une commande pour une composition dédiée à Didier Lockwood, en 2013 et créé à Genève à ses côtés, le « Concertino Amoroso » pour deux violons.

Yves Ruhlmann aux côtés de Didier Lockwood pour la création du Concertino Amoroso à Genève dédié au fameu violoniste de Jazz

En 2014, mes pas rencontraient encore ceux de l’Italie, cette fois-ci par l’intermédiaire de la France ou plus précisément de celle d’Eric de Chassey, directeur alors de la Villa Médicis. Il me sélectionna pour y faire une résidence de trois semaines. Je profitai du piano de la Villa, sur lequel tant de compositeurs de Berlioz à Debussy, y avaient déposé leurs mains. J’y perfectionnai alors mon Ave Maria.

Yves Ruhlmann en résidence à la Villa Médicis en mars 2014

Dans le même temps, j’ai reçu aussi une commande par le regroupement des écoles du Sundgau en Alsace pour la création d’une symphonie pour instruments à vents en l’honneur des compositeurs alsaciens dont je suis originaire par mon père qui fût créée en 2015.

Je découvris ensuite une école merveilleuse en Suisse, l’école Arts d’Essence, ou je trouvais enfin en sa directrice une capacité à joindre, le cœur et le professionnalisme, l’ambition et la pureté. J’enseignai jusqu’à son décès en 2016 le piano et la composition dans ce cher canton de Vaud.

La recherche et la thérapie

D’important travaux de recherche mathématiques et symboliques menés depuis 2008 en Italie, m’ont conduit à développer une approche thérapeutique de la musique, que j’ai mené à bien depuis 2016. Ils m’ont mené notamment à Tokyo, rencontrer la mémoire de l’eau au travers du chercheur Emoto et à me conduire dans différents salons en Suisse, pour y présenter mes travaux et produits.

Cérémonie de remise du Diplôme de Hado Instructor à Tokyo dans les bureaux de Masaru Emoto

Le simple, le beau, le vrai

Il est certain que je m’écartai encore un peu plus des institutions musicales classiques lorsque je fis des pas dans le domaine de la thérapie et des soins par la musique.

Conférence d’Yves Ruhlmann donnée au salon des thérapies naturelles de Morges sur la musique et la mémoire de l’eau en 2017

Si les institutions musicales semblent ignorer tout du mot amour – on peut faire dix années d’études musicales ou plus sans jamais entendre une seule fois ce mot – alors que dire du mot âme !

Le voyage en 2018 sur l’île de Paros, m’a amené à reconsidérer avec la plus grande importance cette notion de la simplicité et de l’Amour, au cœur de ce qui articule la musique.

Mozart ne dira t-il pas lui-même :

« Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l’âme du génie. »

Photo prise à Paros au Conservatoire Mythodia après une séance d’enregistrement au piano (Mai 2018)